Hydrangea macrophylla

Les hortensias apparaissent au printemps plus particulièrement à Pâques.
Ils sont le symbole de la magnificence florale et des coloris mirobolants.
Depuis que je suis fleuriste, leur apparition dans les serres de culture qui dominent dans les régions de Montréal, plus au sud vers les Bois-Francs, m’a toujours attirée tels des oasis de couleurs et de beautés.
Des étendues de bleu, de mauve et de rose à perte de vue, toutes ces boules de fleurs qui émergent au dessus de feuilles vertes, grasses et craquantes, des beautés qui nous rappellent nos escapades dans le Maine ou les cartes postales de la Bretagne en bord de mer.
Notre climat québécois est un peu trop froid pour eux mais on peut quand même les planter dans des endroits plus sombres du jardin et profiter ainsi de leur feuillage qui devient parfois sublime à l’automne.
En attendant, il faut savoir profiter de l’hortensia dans sa maison, en le plaçant près d’une fenêtre au nord ou à l’est. Son arrosage est primordial; il a souvent soif, s’écrase un peu si on l’oublie et revient rapidement à lui dès l’arrosage terminé.

Les couleurs des fleurs changent au fil des jours; un autre charme de l’hortensia.
Du rose, il passe au mauve. De bleu, il devient vert.
Parfois les bouquets floraux sèchent et se momifient sur la tige.
On n’ose plus le planter, on voudrait le conserver comme cela, toujours…
Dans le langage des fleurs l’hortensia signifie idylle.
Au Japon, on le voit comme le symbole de l’équilibre et de la gratitude.
En Occident, c’est plutôt le symbole de la vanité, compte tenu de la grandeur de ses fleurs.
Si les feuilles de l’hortensia deviennnent sèches sur le pourtour, c’est que le coup de la soif lui arrive trop souvent.
N’attendez pas que la plante crie à l’aide!
Ses racines en souffrent et cela se répercute sur sa santé globale.
À contempler quelques minutes chaque matin, pour notre plus grand plaisir…. 🙂